…Une alternative existe avec les objets communicants multi-services. Revenons sur les usages possibles des «Smart Objects»

Je donne aujourd’hui la parole à l’un de mes collaborateurs, Stéphane de Saint Albin, qui explique comment les solutions multi-services peuvent mettre fin à la démultiplication des cartes à puce(s). Déjà disponibles, ces solutions peuvent améliorer notre quotidien. En fin de compte, avec 7 services tout en un « Smart Object », tout peut devenir beaucoup plus simple !

Stéphane s’est exprimé sur ce sujet également dans la publication ITRNews (pour accéder directement à l’article, cliquer ici).

« Vers une carte vraiment multi-applicative. La carte à puce fait partie des technologies qui sont omniprésentes dans notre quotidien. Quoique très capable d’abriter de multiples applications en parallèle, celle-ci s’est développé dans des domaines d’application relativement cloisonnés les uns des autres : le bancaire, le transport, la sécurité, etc. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil dans nos portefeuilles : carte bleue, carte Vitale, passe Navigo, badge sans contact, carte cantine, carte de paiement, carte du club de gym et autres cartes de fidélité…. toutes ces cartes regorgent de puces, et leur nombre ne fait que croître.

Et si l’on pouvait remplacer toutes ces cartes et leurs puces par un seul et même objet, lui aussi basé sur la technologie de la puce ? Et si cet objet pouvait se connecter directement au PC, comme une clé USB, et permettait de recharger ses abonnements et de faire ses achats via Internet, en toute sécurité… Tout en permettant de s’identifier sans contact à l’entrée des locaux, ou de valider son billet dans les transports en commun, et ailleurs.

Cet objet existe et porte le nom d’ « objet communiquant » ou « Smart Object », en référence à « Smart Card », le nom intelligent donné par les anglais à la carte à puce. D’après Eurosmart, 20 millards de ces objets seront utilisés dans le monde en 2020. En attendant un décloisonnement applicatif qui mettra du temps à se réaliser, un grand nombre d’applications utilisant des cartes à puce peuvent d’ores et déjà être combinées sur cet objet personnel ultra-portable, pour faciliter la vie quotidienne et désencombrer les portefeuilles.

Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une collectivité locale, d’une université ou d’une administration, toutes les organisations qui animent une communauté d’usagers, de collaborateurs, de citoyens, de patients, peuvent retirer un grand profit de l’utilisation des smart objects. Ceux-ci peuvent en effet être configurés pour représenter chacun d’entre nous dans son interaction quotidienne avec divers systèmes d’identification, de validation et d’authentification.

Dans le cadre d’une utilisation en entreprise, un tel « badge unique » peut remplacer jusqu’à 6 ou 7 objets différents utilisés par un employé dans le cadre de son travail.

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Le badge. La plupart des locaux d’entreprise sont équipés de lecteurs de badges RFID. Le smart object est un badge RFID/NFC, compatible avec la plupart des lecteurs du marché. Il peut intégrer une photo d’identité et permettre de « pointer ». Il permet le contrôle d’accès aux zones réservées, comme le laboratoire ou la salle informatique et peut également remplacer la carte de parking.

Le « token », ou jeton informatique, en français. Une fois dans l’entreprise, le smart object peut être utilisé pour accéder à un PC et au réseau de manière sécurisée. Il en est de même dans les situations de mobilité, via le VPN. L’authentification forte à deux facteurs est plus sûre et moins fastidieuse que le couple identifiant + mot de passe.

La carte cantine. Le smart object peut embarquer un porte-monnaie électronique Moneo, utilisé dans un nombre croissant de points de vente et rechargeable sur Internet. Il est ainsi possible d’acquitter le prix de son repas à la cantine, de son café à l’automate.

La clé USB. Très pratique pour emporter du travail à la maison, ou transférer des documents lourds. Mais le vol intentionnel et la perte de données sont des risques majeurs pour les entreprises. Le smart object peut aider à contrôler ces risques, en imposant la saisie d’un code PIN afin d’accéder à la mémoire de stockage. Pour s’assurer que les données sont sécurisées, même en cas de perte ou de vol, on peut aussi les chiffrer depuis le PC à l’aide du secret stocké dans la carte à puce.

La signature électronique. Afin de préserver la planète, mais aussi de faire des économies, les entreprises « dématérialisent » leur paie, leurs factures, mettant fin à l’impression et la circulation physique de ces documents. La validation se fait désormais par email, avec signature électronique. Le smart object est un coffre-fort idéal pour les certificats utilisés pour signer électroniquement.

La carte de transport. Le smart object peut être configuré pour servir de pass Navigo (en région parisienne ou son équivalent en région), rechargeable sur Internet.

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En conclusion, un « Smart Object » pourrait potentiellement remplacer :
1. Le badge RFID qui permet d’accéder aux locaux d’une entreprise,
2. La carte sans contact d’entrée et de sortie du parking,
3. Le jeton informatique qui permet de s’authentifier au réseau,
4. La carte de cantine et les pièces de monnaie qui encombrent les poches et porte-monnaies,
5. La clé USB utilisée pour stocker des données parfois confidentielles,
6. La carte à puce qui abrite sa signature électronique,
7. Le pass Navigo ou autre carte de transport. »